Quoique je fasse les choses extérieures passent toujours par l'intermédiaire de la conscience que j'ai de ces choses et cela c'est embêtant : rien ne me va droit au coeur.

Quoique je fasse les choses extérieures passent toujours par l'intermédiaire de la conscience que j'ai de ces choses et cela c'est embêtant : rien ne me va droit au coeur.
Je regardais cette longue procession enflammée qui progressait lentement dans la nuit noire, et je me disais que décidément je n'étais pas l'une d'entre eux. Et je ne parvenais pas à déterminer si j'en étais fière ou affligée.
De cette singulière solitude se dégageait bien sûr la très orgueilleuse satisfaction d'être une particule isolée et indépendante, évoluant à l'écart de cette masse grouillante et odieusement uniforme. Mais je ressentais, dans de brefs instants de lucidité intempestive, que quelque chose me manquait.



Car, hormis l'euphorie dérisoire que provoque l'inclusion à une foule en délire, il y avait dans cette débauche stérile la chose que je regrettais le plus au monde : l'inconscience provisoire, cette inhumanité réversible qui faisait que ces milliers de corps se vidaient de leur substance pensante, l'espace d'un instant, et oubliaient la profonde absurdité de leur existence.

# Posté le vendredi 21 mars 2008 14:40

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 19:13

Every sky is blue, but not for me ... and YOU

Every sky is blue, but not for me ... and YOU
(Obsessions obsessions)

Jour après jour, elle observait fébrilement sa peau de chagrin rétrécir, se rétracter comme une araignée dans ses derniers instants. Elle ne parvenait pas à déterminer avec exactitude la nature de ses attentes. La survie ou l'anéantissement pur et simple. Entre ces deux stades, il n'y avait qu'un pas, une frontière fine comme un fil.
En attendant le jour déterminant où elle ferait ce choix potentiellement fatal, elle errait dans ce no man's land, avec sur ses lèvres pâles le vague sourire de ceux qui n'ont plus rien à perdre.

Sombrant tout doucement dans le souvenir de son enfance déchue, elle se laissait bercer par la musique à peine audible qui émanait des limbes dans lesquelles elle se perdait. Enchaînement insensé de notes discordantes, elle tendait l'oreille pour capter les derniers gémissements de son existence, déjà troublés par les balbutiements d'un avenir qu'elle fuyait.

# Posté le samedi 15 mars 2008 15:23

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 19:14

...

# Posté le dimanche 24 février 2008 15:08

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 19:14

"Ca ne devrait pas être permis de savoir jouer Wagner comme ça !"

"Ca ne devrait pas être permis de savoir jouer Wagner comme ça !"
Ma vie est un Kamoulox géant qui dure depuis plus de dix-sept ans.






















(Ci-contre, la preuve qu'une totale absence d'élégance capillaire n'empêche pas de faire carrière dans la chanson.)

# Posté le samedi 23 février 2008 21:48

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 19:14

Devant les vieux pervers je fais des minauderies enfantines.

Devant les vieux pervers je fais des minauderies enfantines.
C'est mon côté sado-masochiste.

# Posté le samedi 23 février 2008 16:13

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 19:14