Lavieestdrôlej'aipasd'humour.

Je cherche désespérément un coin vide de ma tête, juste un petit trou pourri pour m'y réfugier et en attendant j'erre dans des contrées un peu putrides, un peu moches pleines de plantes en décomposition et de marais vaseux. Vaseuse, oui, je suis vaseuse. J'écoute Shostakovitch en boucle, ça fait mélomane mais c'est juste pour me remplir la tête d'images, d'autres images, d'images autres que celles qui s'imposent à moi avec la force d'un coup de poing qui me coupe le souffle, comme par exemple ce panneau que je fixe d'un ½il paresseux : "Propriété privée stationnement réservé aux occupants", ou mes affaires étalées contre le mur qui n'attendent que le départ vers un autre tas d'affaires tout aussi laid mais où elles seront à leur place, ou les quelques vêtements pendus au cintre qui n'en finissent pas de se pendre. Mahahem.

J'ai la tête pleine d'images qui tournent ça me donne la nausée et je suis pleine de vomi mental. Ça sent mauvais.





Et à part ça, le temps est long et j'ai peur.

# Posté le lundi 22 septembre 2008 17:58

Modifié le vendredi 20 février 2009 15:41

Coma, coma, caca. (ce qui est est à un tiers près le titre d'une chanson d'Indochine notez bien)

TOI là. Comme je ne maîtrise pas très bien la langue française et que tu me demandes expressément un article, voilà une petite chose provisoire et inutile.

# Posté le samedi 07 juin 2008 17:09

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 19:10

Et mince, j'ai perdu les mots.

Et mince, j'ai perdu les mots.

Mais tu as ton article.

# Posté le vendredi 16 mai 2008 13:24

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 19:10

I'm drowning huhuhu.


Elle contemplait d'un ½il indolent l'immense toile de ces relations humaines, amas inextricable de fils emmêlés.
Elle le savait, elle le constatait à chaque instant, ces liens étaient de trop. Toujours, la complicité devenait jalousie, l'amitié ranc½ur, l'amour haine.
Une fois les fils formés, étroitement attachés de part et d'autre, rien ne pouvait les défaire. Il étaient fragiles, toujours prêts à se rompre sans jamais le faire. Ils pourrissaient éternellement, et leur fange stagnante s'étendait jusqu'aux extrémités, contaminant les deux perchoirs.

Piège arachnéen, les fils se resserraient autour des membres décharnés de leurs victimes impuissantes, engluées de sentiments involontaires, écartelées par tous ces liens qui se multipliaient comme des microbes.

La seule solution était l'indifférence. Elle seule était capable de briser les chaînes. Mais celui qui s'en dégageait était condamné à un châtiment à peine préférable. Fraîchement libéré de ce piège suspendu, il tombait dans le gouffre obscur de l'oubli.

# Posté le mercredi 23 avril 2008 07:52

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 19:11

Cherche une mémoire externe.

Cherche une mémoire externe.
Oh mon Dieu (loulilou hey men) je n'ai toujours rien à dire comme c'est drôle.

Figurez-vous que depuis le début de la semaine j'erre de magasin en magasin avec, oh miracle, de l'argent en poche, obtenu d'une façon qu'il serait indécent de détailler ici (ahahah je suis une pute familiale, caca, il est 23 h 25 je deviens vulgaire). J'écoute Saint-Saens, ça calme mes pulsions (auto-)dévastatrices, me laissant les yeux dans le vague et le cerveau (faussement) vide. Devant moi s'étalent des sacs en plastique pleins d'achats vains, que ma mauvaise foi m'incite à traiter avec condescendance. Genre je ne suis pas puérile au point d'être ravie de cette grande mascarade, eh bien si en fait, un peu, juste un peu. Croyez-le ou pas mais mon hypocondrie me provoque des crises d'angoisse après cinq minutes de visionnage de Docteur house. Il y a une satisfaction toute particulière à découvrir à quel point on sait être hypocrite, parfois même sans le vouloir, avec juste l'intention d'être GENTILLE et CONVENABLE. Parce qu'après tout c'est l'essentiel non ? Non. A la terrasse (ensoleillée) d'un café (cher) un vieux m'a fait remarquer que si chaque passant laissait tomber un euro, ça ferait beaucoup d'argent. Il n'a pas saisi l'importance de son propos je crois, j'ai passé une demi-heure à imaginer les pièces tombant par milliers sur le pavé crasseux. J'ai un casque sur la tête mais plus de musique dans les oreilles, mais je le garde, parce que ça me fait une sensation toute bizarre sur le crâne, comme un apaisement un peu lourd. Et puis voilà quoi, je me tais.


Ha ha hi hi hu hu. Ho ho ho. Je suis FOLLE.


(photo)


# Posté le mercredi 16 avril 2008 17:44

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 19:12